Le Petit Lillois
·28 Februari 2025
Bruno Genesio « espérait mieux », le LOSC sort sans joker de ses périodes de creux
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Le Petit Lillois
·28 Februari 2025
Les mois de janvier et février font partie des némésis de Bruno Genesio, des périodes durant lesquelles son groupe bat parfois de l’aile. Le LOSC n’a pas échappé à cette tendance, même si tout est encore à portée de main dans cette folle saison 2024-2025.
Bruno Genesio possède une expérience conséquente sur le banc – passé par l’Olympique Lyonnais et le Stade Rennais, le LOSC est déjà sa troisième pige dans l’Hexagone en plus d’un bref passage en Chine – et il sait que ses équipes doivent parfois faire face à des périodes creuses. Le technicien exprimait de lui-même ses craintes à ce sujet au cœur du mois de janvier : « J’essaie toujours de progresser et je me rends compte que mes équipes sont parfois plus performantes à des périodes (septembre, octobre, novembre, décembre) qu’à d’autres, mais il y en a d’autres lors desquelles mes équipes sont moins performantes, ou moins régulières, janvier et février en font souvent partie », reconnaissait-il, parvenant ainsi à faire son autocritique.
Janvier et février, ces mois (aussi dénommés obstacles dans le langage lillois) appartiennent désormais au passé. Quel bilan peut faire l’entraîneur du LOSC lorsqu’il regarde dans son rétroviseur ? Au cours de cette période, ses hommes ont fait belle figure sur la scène européenne en menant la vie dure à Liverpool (défaits 2-1 à Anfield) puis en écrasant Feyenoord devant un public conquis (6-1, historique). Ils se sont ensuite parfois pris les pieds dans le tapis sur le territoire français. Il y a eu des déconvenues en championnat, contre Nantes (1-1), Auxerre (0-0) et Le Havre (1-2), mais également de belles réussites avec des bras de fer remportés face à Nice (2-1) et Monaco (2-1), et des performances au delta inverse en Coupe de France (de la qualification à Marseille à l’élimination contre l’USL Dunkerque).
« C’est un peu mieux que d’habitude »
Le mois de février s’arrête plus vite que les autres et offre déjà la possibilité à Bruno Genesio de faire son propre bilan. C’est ce qu’il a fait ce jeudi, interrogé au sujet de ses périodes creuses : « Lorsqu’on prend le mois de janvier notamment, je pense qu’il y avait la possibilité de faire mieux en termes de points. Février aussi, même si c’est un mois qui reste correct », débute-t-il ainsi, avant d’être plus positif vis-à-vis des résultats engrangés. Il reste malgré tout nuancé.
« On va dire que la seule tâche, c’est le match du Havre ici, parce que Dunkerque, je le mettrais dans une case à part. C’est un match qui arrive une fois tous les 3-4 ans, où vous devez gagner et vous ne gagnez pas. Le Havre, c’est vraiment la contre-performance du mois, juge-t-il avec le recul. Mais c’est vrai que les deux premiers matchs de janvier, notamment Nantes et Auxerre, n’ont pas répondu aux attentes que l’on avait, en tout cas en termes de résultats. Ce sont deux matchs nuls, dont un à 11 contre 10, et on pouvait espérer faire un peu mieux. Après, il y a eu les matchs de Coupe d’Europe, où on a fait ce qu’il fallait. On a eu deux gros matchs quand même à Rennes, face à une équipe qui était en confiance, et ce week-end contre Monaco, où on a su faire ce qu’il fallait. Donc, dans l’ensemble, je dirais que c’est un peu mieux que d’habitude », concluait-il, heureux d’avoir pu limiter la casse.
Bruno Genesio et son staff technique « espéraient donc mieux » à la sortie de ce creux. Pour autant, à quelques mois de la fin de la saison 2024-2025, le LOSC a encore l’opportunité de briller. La Ligue des Champions est un terrain de jeu sur lequel les Dogues s’épanouissent pleinement et peuvent encore faire rêver leurs fervents supporters, tandis que tout est encore possible sur la scène nationale. Une qualification européenne est à portée de main, celle pour la plus belle des compétitions est à quelques enjambées. Ne reste plus qu’à faire le grand saut et cela commence ce samedi 1er (21h05) avec une belle affiche au Parc des Princes. La formation y affronte le Paris Saint-Germain sans joker en poche. Un bon résultat, un nul ou une victoire, paraît une nouvelle fois obligatoire dans la conquête du podium.
Langsung